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Mis à jour au 08/11/2020

27/10/20 Stratégie & Organisation Covid-19 - Disparition des chiffres analysant les types de réanimations, dans les publications épidémiologiques covid-19 de Santé Publique France, au profit de considérations psychiatriques aussi étonnantes qu'inquiétantes pour notre démocratie.

En mars 2020, Santé publique France publiait des points qui contenaient, en publications nationales les informations détaillées sur les types de réanimations (voir infra ici).

Progressivement, ces données ont disparu des points épidémiologiques publiés. De mémoire, d'abord dans les points nationaux; mais ces données restaient accessibles au niveau régional. Dorénavant, elles ont aussi disparu des points régionaux;Les recherches et vérification effectuées établissent que ces données ont disparu des points épidémiologiques nationaux dès avril 2020, et de tous les points régionaux depuis juin et juillet 2020; elles confirment que cette disparition est advenue au profit, constaté le 08/10/20 et en constat aggravé le 29/10/20 (voir infra ici), de la publication de 3 pages d'analyse psychiatrique...où l'on peut lire, que les individus interrogés qui estiment les mesures prises par le Gouvernement, comme inadaptées ou inefficaces, seraient dépressifs au 08/10/20, et ceux qui considèrent ces mesures comme contraignantes au 29/10/20 seraient en état anxieux et dépressif...et dans tous les cas en "état mental dégradé"... Ce qui, au-delà de provoquer un profond éclat de rires chez les Juristes, ne manquera pas de les étonner, sans doute beaucoup. Et on suppose aussi aisément que cela ne manquera pas d'étonner tous les opposants politiques qui contestent la gestion faite de la Pandémie, qui se découvrent ainsi être réputés a priori dépressifs, dans des publications officielles diffusées publiquement, et dans toutes les institutions et administrations concernées du pays. Ca ne manque pas de pep's. Voilà le moyen idéal pour faire taire toute contestation. Et en cela, les Juristes ne peuvent pas fermer les yeux: faire disparaître des données objectives sur les types de réanimations, nécessaires pour mesurer la réalité du risque médical de ce virus, et les remplacer par des données de cette nature, intrinsèquement très incertaine, sur un support aussi diffusé, est extrêmement dangereux pour la population. N'importe qui considère la gestion faite de la pandémie par le Gouvernement comme indapatée, pourrait subir un classement automatique a priori comme dépressif. L'instrumentalisation qui pourrait en être faite sur le terrain, rend très dangereux ce type de publication. Et cela prive la population et les autorités déléguées comme le Préfet, d'un indicateur objectif de mesure rationnelle du risque : la typologie, et donc le degré de gravité, des réanimations.

C'est très choquant. Pour rappel : la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948, prévoit en son article premier: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience[...]".

Ainsi, si on prive les Citoyens des données objectives, pour évaluer le risque médical du covid-19 pour chacun d'eux, on ne peut pas venir ensuite leur reprocher à eux de contester les recommandations ou les règles, car ils n'ont pas l'information qui démontre la nécessité de ces mesures. Toute loi doit être nécessaire, c'est prévu par la Déclaration des droits de l'Homme de 1789. Les Citoyens contestataires sont donc parfaitement fondés. C'est le droit applicable en France.

Et pour ceux d'entre eux qui sombreraient dans la dépression, les seuls responsables sont ceux qui ont fait disparaître les données utiles, et ceux qui sont venus dans le même temps leur faire peur sur les plateaux TV ou apeurer le Gouvernement (la prétendue maladie de Kawasaki associée comme "déclenchée" par le virus covid-19 en épouvantail, ou la prétendue non efficacité des anticorps, on s'en souviendra ! Quelles belles sécrétions imaginaires qui n'avaient rien à faire, ni à être déversée, dans l'hémicycle, ni sur les plateaux TV.), sans avoir la moindre solution pertinente à proposer sauf l'arrêt de tout sauf pour ce qui les concerne, soit en se prenant pour le centre du monde.

Non, la France n'est pas un Etat sanitaire autoritaire et élitiste, et personne, en tous cas parmi les Juristes de France, ne laissera glisser la France vers cela.. Il est d'ailleurs clairement établi, que "chacun à sa place, les vaches seront bien gardées", et c'est aussi valable à ce sujet du covid-19 : les médecins ne sont pas des dirigeants dans l'âme, ils sont surtout des experts, dont certains sont prêts à dire beaucoup de bêtises ou ne savent pas maîtriser leur peur. Et la politique et la haute administration dans le domaine de la santé notamment, auraient bien besoin d'un bon dépoussiérage, des formations par des gens compétents, carrés et centrés exclusivement sur les faits établis, et qui savent aussi gérer la rotation d'un stock..

La France est une démocratie, de 67 millions de Citoyens. Et lorsqu'ils ne sont pas d'accord, au lieu de les cataloguer dépressifs et diffuser largement ce raccourci dangereux, il serait peut-être plus utile et sans doute plus conforme à la Loi, de leur expliquer en les considérant comme des adultes, les données objectives sur le risque du virus covid-19 pour chacun d'eux (la typologie de réanimation qui est une donnée esentielle, et doit même être rendue plus intelligible; donc sans la faire disparaître au profit de considérations plus qu'incertaines, et parfaitement inutiles s'agissant de l'analyse du risque pour le Citoyen face au covid-19), et les rassurer en organisant correctement les choses pour accueillir et traiter les malades du virus : matériels, lits, ressources humaines, traitements expérimentaux et processus de demande de leur consentement (la liberté du Citoyen, éclairé, de choisir).

Un dirigeant de pays, doit prendre des décisions proportionnées pour qu'elles ne soient pas nocives à 67 millions de personnes, et sans faire tout un cinéma devant les caméras ou micros "l'heure est grave ... bla bla bla... un jour des lits, le lendemain pas de lits ... etc..".

Primum non nocere. C'est une maxime que les dirigeants d'entreprise connaissent aussi ! Ils n'alertent pas leurs salariés, avant qu'un risque ne soit certain. Sinon plus personne n'irait bosser et ils ferment leur boîte ! Quand on est dirigeant, on garde ses incertitudes et les problèmes pour soi-même, car on est payé pour les résoudre, et on met tout en oeuvre qui n'est pas contraire à l'intérêt de l'ensemble de l'entreprise (salariés inclus), pour y parer, avant d'en parler si necessaire.

On ne va pas se répandre sur les plateaux TV faire les beaux en agitant des peurs, et dire un jour blanc un jour noir, sinon on coule sa boîte et les salariés avec.

Quelle histoire !... Voyons le positif, le covid-19 sera un sacré souvenir pour chacun de nous, et certains auront un peu appris la vraie Vie. D'autres hélas, n'apprennent jamais de leurs erreurs, et sont condamnés à les reproduire inlassablement, ce qui cause de graves préjudices à la Nation, et cela, les juristes de France ne pourront jamais le cautionner.

Séverine Serres, fondatrice FEDJF
(tous droits d'auteure réservés)

Points épidémiologiques, Centre Val de Loire publié le 23.04.2020 (page 6), et France publié le 24.03.2020 (page 7), par Santé Publique France, présentant la typologie de réanimation (qui elle mériterait outre d'être maintenue comme élément essentiel d'information non biaisée, une explication à la télé pour la rendre intelligible dans les documents où elle ne l'est pas...). On apprécierait que ces données, qui elles sont utiles, soient rétablies.





Points épidémiologiques, France publié les 08.10.2020 & 29.10.2020 par Santé Publique France, extraits respectivement des pages 34 à 36, et 40.Aucune des données de type de réanimation n'est plus plubiée, au profit des données psychologiques et psychiatriques suivantes, parfaitement inutiles pour évaluer objectivement d'une part le risque médical rationnel du virus pour chaque citoyen, et d'autre part les besoins rationnels en terme d'oranisation du système médical hospitalier pour répondre au dit risque médical rationnel.
Publication du 29.10.2020 (extraits)


Page 40



Publication du 08.10.2020(extraits)

Page 34


Page 35


Page 36